vendredi 24 février 2012

Ecoconso et anticancer


Nous avons été interpellés par le livre "Anticancer, prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles" du Professeur David Servan-Schreiber qui insiste sur le rôle de l’alimentation dans la prévention et la lutte contre le cancer. Il met également en évidence le fait que l’inactivité physique, certains produits chimiques et produits de consommation courante favorisent le cancer. "Nous sommes souvent persuadés que le cancer est une affaire de gènes, pas de style de vie. Or, c’est l’inverse qui est vrai." écrit-il. L’OMS estime en effet que 80 % des cancers seraient dus à des facteurs externes liés au mode de vie.

Le Pr. Servan-Schreiber identifie trois facteurs qui ont fortement bouleversé notre environnement depuis 1940 :


  1. l’augmentation de la consommation de sucres raffinés (sucre de canne, de betterave, sirop de maïs …) et de farines blanches (pain blanc, riz blanc, pâtes blanches…). En Europe, nous consommons ainsi 70 kg de sucre raffiné/an/personne en moyenne.
  2. la transformation de l’agriculture et de l’élevage : remplacement du pâturage par une alimentation du bétail basée sur le maïs, le soja et le blé qui ne contiennent quasiment pas d’oméga-3. Le rapport en acides gras omega-6/omega-3 dans notre propre alimentation a été complètement modifié. Celui-ci est resté très bas (entre 1 et 2) pendant des millions d’années et il a connu une nette augmentation au cours des dernières décennies atteignant des niveaux de l’ordre de 15, voire 20, alors qu’il ne devrait pas dépasser 5. Ceci a encore été accentué par l’introduction dans notre alimentation de margarines et graisses hydrogénées riches en oméga-6.
    Par ailleurs, l’utilisation d’hormones de croissance est une autre pratique néfaste : elles peuvent se retrouver dans le lait que nous consommons et favoriser la croissance de cellules cancéreuses.
  3. l’exposition à de multiples produits chimiques qui n’existaient pas avant 1940 (pesticides, produits d’entretien, cosmétiques…) et qui s’accumulent dans la chaîne alimentaire puis chez l’Homme.

Quel rapport avec l’éco-consommation ?

Tout comme pour la lutte contre les changements climatiques, nous pouvons prendre les choses en main pour ne pas simplement subir notre environnement mais bien en maîtriser quelques composantes essentielles comme notre nourriture ou l'air intérieur de nos maisons.

Et bonne nouvelle : on peut faire d’une pierre deux coups ! Beaucoup de gestes que nous conseillons d’adopter pour diminuer notre empreinte écologique sont aussi recommandés pour nous protéger du cancer en limitant notre exposition aux facteurs toxiques de l’environnement.

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